De Marie-Claude Verdier
Mis en scène par Julien Bouffier
avec Louna Astier, Nina Bouffier, Vanessa Liautey, et Enzo Oulion
Musique : Jean-Christophe Sirven
Scénographie : Emmanuelle Debeusscher et Julien Bouffier
Lumière : Maëva Roure
Vidéo : Laurent Rojol
Costumes : Catherine Sardi
Production : Adesso e Sempre
Coproduction : Théâtre Joliette (13), La Cité européenne du théâtre et des arts associés Domaine d’O (34), Théâtre Saint-Quentin en Yvelines (78)
Dates :
Dans cette Cité où la Reine Régine avait dressé des murs pour faire face à la peur de l’autre, il ne restait plus rien. Les murs avaient disparu et c’étaient dans ces ruines que Mnemo, une adolescente, tente de se reconstruire. Elle a organisé une cérémonie pour son frère Andy, qui est parti entre les murs pour chercher son amoureuse, Alison, et n’en est jamais revenu.
A l’image d’une Antigone voulant donner une sépulture à son frère Polynice, elle invente pour Andy des obsèques qu’il n’a jamais eu. Une fête musicale en son honneur. Ce rite païen va réveiller Denz, déclinaison de Dyonisos, et les esprits du théâtre qui vont nous raconter l’origine de cette tragédie. Sur quelle crime cette civilisation s’est imposée.
Denz avec ses deux personnages acteur.ces rejouent pour Mnemo et le public l’histoire de la Cité et pourquoi chaque citoyen, encore aujourd’hui, doit évoluer dans la société avec un casque audio sur les oreilles.



Dans cette cité, il y avait un roi, Eddy, qui était parti à la conquête du monde et était revenu avec une femme, Jo. Cette femme avait séduit Eddy par son chant. En l’emportant avec lui, le roi s’était aussi approprié une langue, une voix, l’âme d’une Civilisation. Dépourvue de nom pour la nommer, la Cité de Jo disparait. Elle se transforme en nuage de fumée qui se dirige vers les portes du pays d’Eddy. Ce brouillard transporte avec lui les voix oubliées de tout un peuple qui cherche à retrouver sa langue.
Eddy collectionne et enregistre toutes les beautés du monde pour les conserver dans une machine qu’il est le seul à pouvoir utiliser. La voix de Jo est la dernière pièce de sa collection.
Pour remercier Jo de l’enfant qu’elle a mis au monde, Eddy lui construit un théâtre et demande à un acteur, Denz, de lui préparer un spectacle. Ce sera un théâtre de vérité pour Jo car Denz va lui raconter le destin du peuple qu’elle a quitté. De colère, Eddy va humilier Denz qui n’est pas un simple acteur mais le Dieu du Théâtre.
Pour se venger, Denz maudit Eddy; Celui-ci ne pourra qu’haïr toute personne étrangère qu’il regardera. Ne pouvant plus aimer Jo, il se crèvera les yeux. Jo se donnera la mort et confiera leur fille, Alison, à la soeur d’Eddy, Régine.
Se nourrissant de nombreuses figures mythologiques du théâtre antique comme les Bacchantes ou Oedipe et Antigone, Marie-Claude Verdier n’a de cesse de confronter ces références à des thématiques plus contemporaines. Elle célèbre le pouvoir du théâtre à débusquer le réel et les contradictions humaines