Les Vivants et les Morts de Gérard Mordilat
Adaptation / Mise en scène Julien Bouffier

 

 
 

FRANCE INFO / Chronique de Claire Baudéan du 13 décembre 08

Ecoutez l'interview de Julien Bouffier


FRANCE CULTURE
/ "Comme au théâtre" du 8 décembre08

(...) En 8 h de représentation, Julien Bouffier accomplit un chemin épique dans les formes que peut prendre le spectacle vivant du 21ème siècle et c’est cela, avant tout, qui fait la force de sa proposition.

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LA MONTAGNE / 14 mai 2008

Interview Gérard Mordillat

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L’HUMANITE / 5 janvier 2008

(...) Bouffier et ses camarades se sont lancés à corps perdus dans l’aventure de l’adaptation du roman de Mordillat à la scène. Une gageure relevée avec un aplomb - l’inconscience de la jeunesse ? -, une fougue extraordinaire. Comment, en effet, rendre compte sur un plateau de théâtre des 800 pages du roman sans les trahir ? Comment éviter le piège de la redondance, de la simple et plate illustration ? Certes le livre de Mordillat contient nombre de dialogues eux aussi percutants, sauf que l’on sait pertinemment que cela ne fait pas forcément de bonnes répliques de théâtre…, mais surtout comment trouver l’équivalent scénique d’une parole et d’une forme romanesques ?
(...) Julien Bouffier nous soumet plusieurs formes spectaculaires pour nous ouvrir au roman de Gérard Mordillat. De l’utilisation très particulière et fort pertinente ( c’est au théâtre assez rare pour être noté ) de l’image vidéo à la proposition musicale - le groupe Absinthe (Provisoire) est présent sur scène -, en passant par des épisodes chorégraphiés ou tout simplement joués de manière « traditionnelle », Julien Bouffier et ses camarades récitent toutes les gammes théâtrales en les mixant habilement. Ils parviennent dès lors durant les quatre premières heures du spectacle ( quatre autres sont prévues (...) au Théâtre des Treize Vents la saison prochaine ) à saisir dans les mailles de leurs filets la substantifique moelle du roman de Mordillat. Un roman et un spectacle « romanesques » à souhait ( pourquoi s’en priverait-on ? ) et qui vous tiennent à la gorge.
(...) C’est une même énergie qui anime, Olivier Luppens et Vanessa Liautey en tête, l’ensemble de la troupe, qui porte, c’est véritablement le terme, cette parole de lutte pour la dignité plus que jamais nécessaire par les sales temps qui courent.

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FRANCE CULTURE / chronique du lundi 19 novembre

Ca commence par un générique vidéo. " Les vivants et les morts ". Saison 1. Episode 1. On est à Montpellier dans la salle obscure des Treize Vents, la scène dramatique nationale de la ville. Julien Bouffier adapte le roman fleuve de Gérard Mordillat au théâtre. Radiographie d’une crise ouvrière du 21e, le livre juxtapose l’intime et le collectif. Et oppose la force des élans solidaires à la logique spéculative et aveugle de l’argent. Amour, bébé, boulot, nuits blanches et maison à crédit, on suit la vie quotidienne de Rudy et Dallas, et de plusieurs familles ouvrières dans une petite ville de l’Est de la France. En simultané, on assiste à leur combat contre les licenciements et la mise à mort de leur usine. D’un côté l’organisation de la survie entre unisson et division, de l’autre les manœuvres sans états d’âme des actionnaires installés en Allemagne.
Pour raconter cette foisonnante fresque sociale baignant en plein libéralisme mondialisé, le metteur en scène a enfermé comédiens et musiciens entre les murs d’une grande maison transparente. Espace privé et vie à l’usine se confondent, de même que sentiments et combat militant. Il faudra que la révolte s’engage pour que les portes s’ouvrent, et que les personnages commencent à sortir. Pièce charnelle et émotionnelle qui se filme en train de se jouer, Les vivants et les morts n’ont pas froid aux yeux. Quatre heures d’action mouvementée pour éprouver la durée d’une lutte inégale, dix comédiens dont la voix est amplifiée et le corps chorégraphié. Et en live, le rock atmosphérique du groupe Absinthe Provisoire qui bat la mesure du conflit.
A 36 ans, Julien Bouffier signe la plus cinématographique de ses créations théâtrales. Il place un mur vidéo inhabituel entre les acteurs et le public, sur lequel défile la diversité des visages et des consciences impliqués dans la crise. Et quand l’humain est à la merci du capital, il va jusqu’à faire disparaître les comédiens du plateau pour laisser la tragédie se dénouer à l’écran. Gérard Mordillat qui prépare lui-même l’adaptation de son livre pour France 2 est dans la salle. Il ressort emballé par cette inventive et audacieuse version de son roman. " Les vivants et les morts ", c’est jusqu’au 23 novembre au CDN de Montpellier. Avant de retrouver, même lieu, même troupe, la saison 2 en décembre 2008.
Anne Leray – L’Hérault du Jour
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MIDI LIBRE / 18 Novembre 07

L'HERAULT DU JOUR / 20 novembre 07

LA TRIBUNE / 21 Novembre 07

 

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